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«  Tu n’as pas amené les Barrideòn, Lew ?
- Gregor ne veut pas. Les rangs sont trop serrés ; on ne pourrait même pas jouer et on risque de faire prendre des coups aux instruments (et à nous par la même occasion). Je ne sais pas si vous avez vu, mais il y a un paquet de rasibus qui traînent un peu partout. Il conseille même qu’on bifurque avant la Place Charles De Gaulle si on peut, éventuellement prendre le métro. Il faudrait qu’on puisse se réunir au plus vite chez lui.
- Et où est-ce, chez lui ? a demandé Thierry.
- Un peu « chez nous », pour trois mois… Rue Lord Byron.
- Vous deux rue Byron, ça s’invente pas ! Il l’a fait exprès ?
- Avec lui tout est possible, Thierry. »


Je crois qu’en effet il est temps qu’on se barre. Vraiment, ça ne rit plus. J’ai eu le malheur de prendre le bras de Théolinia, et tout un groupe nous mate avec une franche hostilité. On est si près les uns des autres que tout pourrait basculer très vite. Ca ne défile pas, tout le monde est massé et les CRS sont apparemment sur les dents, parce que les « rasibus » comme dit Lew essaient de forcer le barrage qui mène aux Champs. Il y a une haute tribune installée derrière l’Arc de Triomphe. On ira pas jusque là-bas, déjà on entend, et ça nous suffit. On est coincés entre les « orateurs » et ceux qui veulent faire le coup de poing. On ne pourra plus bouger, pendant plusieurs heures ; Claire et Céline qui n’ont rien demandé finiront l’après-midi assises sur le trottoir, aux pieds de leurs parents vitupérants, avec des nuées d’aérosol lacrymo dans les yeux.

Tag(s) : #Ma barricade

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